Suite aux diverses réactions, en sens divers, du cas de l'abbé Malulu, imposé par la mouvance présidentielle congolaise comme président de la CENI, malgré l'opposition de la CENCO (sa composante dans la société civile) et de la société CIVILE sensée présentée le candidat à la tête de la CENI. Malgré son appartenance manifeste à la mouvance présidentielle et inféodé au pouvoir en place, sans être présenté par la SOCIÉTÉ CIVILE, ayant goûté aux honneurs et à la gestion hasardeuse et manipulation des chiffres à ses comptes et ses mandataires, Malulu est imposé à la tête de la CENI pour une mission douteuse et contre LA PATRIE ! C'est dans ce contexte que nous saluons les éclaircissement du R.P. LIILO, "Bia bi Loye" à ses compatriotes, en ces termes:
vendredi 12 juillet 2013
UNE PRISE DE POSITION CANONIQUE D'UN RELIGIEUX MONTFORTAIN A L'IMPOSITION DE M. L’ABBÉ MALUMALU A LA TÊTE DE LA CENI !
Suite aux diverses réactions, en sens divers, du cas de l'abbé Malulu, imposé par la mouvance présidentielle congolaise comme président de la CENI, malgré l'opposition de la CENCO (sa composante dans la société civile) et de la société CIVILE sensée présentée le candidat à la tête de la CENI. Malgré son appartenance manifeste à la mouvance présidentielle et inféodé au pouvoir en place, sans être présenté par la SOCIÉTÉ CIVILE, ayant goûté aux honneurs et à la gestion hasardeuse et manipulation des chiffres à ses comptes et ses mandataires, Malulu est imposé à la tête de la CENI pour une mission douteuse et contre LA PATRIE ! C'est dans ce contexte que nous saluons les éclaircissement du R.P. LIILO, "Bia bi Loye" à ses compatriotes, en ces termes:
Chers Frères du forum LISAGO,
Je suis extrêmement honoré d'avoir le privilège de m' exprimer, dans ce espace illustre, au nom de mes confrères ecclésiastiques, et d'être le premier à avoir la hardiesse d'apporter une lumière sur le débat autour de notre confrère dans le sacerdoce, en la personne de Mr. l'Abbé MALULU. Celui qui vous écrit est le Révérend Père Jean-Baptiste Bondele Liilo. Je suis du diocèse d'Isangi, de la congrégation des Missionnaires de la Compagnie de Marie ( Pères Montfortains). Je travaille depuis 2008 à Lima (Pérou) dans une paroisse et en même temps, je suis dans la rédaction de ma thèse doctorale en Théologie dogmatique.
Je voudrais dans un premier temps, vous saluer et vous féliciter pour les débats que vous engagez dans le but de nous informer et former sur la réalité qui nous concerne, laquelle réalité qui ne doit pas seulement se limiter à une livraison des matières politiques, mais devrait aussi viser tout l'homme, dans sa totalité. Je lis vos débats dans le temps qui m'est imparti, j'¡essaye de prendre mes positions tout en respectant la position de chacun. En vérité, vos débats me provoquent et je suis fiers d'appartenir à Lisago.
Parlant de la démocratie, et du silence des prêtres, me vient dans l'esprit la figure de Pilate, dans le procès contre Jésus Pilate comme un vrai démocrate, se lave les mains pour laisser à la foule de décider sur le sort de Jésus et ainsi, avoir les mains propres et la conscience tranquille et laisser le pouvoir et la décision à la majorité. Nombreux sont nos frères de Lisago qui se demandent pourquoi les prêtres ne se prononcent pas sur ce sujet de l'Église....moi aussi je me suis demandé pourquoi nous les prêtres de Lisago, ne disons rien....Je me vois donc obligé de me prononcer, pour ne pas vous laisser dans le doute, et une fois pour toutes, mettre fin à ce différend Je ne dois pas me taire, et je dois dire seulement la vérité, et rien que la vérité. Certains frères de Lisago ont fait des analyses bien soutenues et argumentées sur la démocratie dans l'Église en partant de vie politique au Congo, avec la création de la Conférence Nationale Souveraine, jusque à la CENI. Je ne reviens plus sur cette question.
L' État aussi bien que l'Église sont deux institutions de manifestation de la gloire de Dieu dans le monde, cette gloire de Dieu se concrétise dans le développement intégral de l'homme, ( comme l'affirme Saint Irené de Lyon) dans sa réalité ontologique et ontique, et l'Eglise comme l'État, sont donc deux frères au service de la même gloire de Dieu. Ce pendant, chacune de ses deux institutions, venant de Dieu toutes , suit ses propres lois et respecte ses règles de jeux. L'État dans sa forme adéquate se configure dans l'analyse que Saint Paul dans la lettre aux Romains, comme servante de la ´vérité et de la justice ( Romains 13: 1-7), respectant chaque personne et sauvegardant les droits et les devoirs de tous. Un État qui devient contre Dieu est une autodestruction,et une contradiction ( Apocalypse 13: 1-18).
Dans la démocratie chrétienne, il ne s'agit pas de la question de la majorité ( comme dans le cas de Ponce Pilate qui laisse la décision à la foule), la majorité ne doit pas être un critère absolu pour trouver la vérité, l'unique majorité absolue est la Vérité, et l'unique vérité est le Christ. Si la vérité devient la majorité, si la vérité devient le consensus - comme chez Habermas- alors, la démocratie devient synonyme du relativisme. L'Eglise doit faire face à 3 sortes de dictatures qui menacent la société : la dictature de la majorité, la dictature de l'amour du pouvoir, et la dictature de la beauté. Le beau pour le monde devient le platique, dans une confusion avec le faux. Le faux ( pirate) devient le beau. Le beau pour l’Église est l’originaire, et l’originaire est le vrai. Le beau est Christ. Christ est beau parce qu’il est bon. La beauté se comprend seulement dans la mesure où elle marche main dans la main avec la bonté. L'Église doit changer la façon de voir les choses de l’État et là où l'État proclame l'amour du pouvoir, l’Église doit proclamer le pouvoir d'amour, là où l'État proclame la majorité comme critère de la vérité, l'Eglise proclame Dieu comme l'unique majorité, et cette majorité c'est la vérité et cette vérité est Christ. Cependant, la majorité peut devenir critère absolu dans la mesure où elle incarne le vérité, la beauté et la bonté. Dans ce cas, l'unique minorité serait le mensonge, l’égoïsme, le pirate.
Voilà de raisons pour lesquelles l'Eglise doit prendre sa distance à la politique pour justement avoir son autonomie de proclamer la vérité. Un ecclésiastique entre dans la vie politique seulement pour proclamer cette vérité qui est Christ, avec l'accord de toute l'Église. Pour aller tout droit au but, je signe que notre Frère en la personne de Mr. l'Abbé MALULU est complètement en erreur, et ceci est un scandale public pour l'Église du Congo. Malulu agit contre la décision de la Conférence Épiscopale du Congo, donc il ne représente plus l'Eglise dans la CENI, sinon, il se représente lui-même, et bien sûr, ses amis. Sa représentation est illicite. Il n'est pas en harmonie ni en communion avec l'Église.
Dans le monde aujourd'hui, l'idiot est celui qui n'entre pas dans la règle du jeux du relativisme, l'idiot est celui qui essaye de vivre les valeurs humains et chrétiens, l'idiot est celui qui cherche le bien de tous, l'idiot est celui qui recherche le bien être de tous, et l'homme sage est l'homme qui voit d'abord sa sécurité matérielle avant de voir la sécurité des autres, l'homme sage est l'homme qui s'enrichit au détriments des autres. Ça c'est l'Évangile du relativisme, déjà proclamé par Nietzsche dans la généalogie de la Morale. L'axiologie de la démocratie doit être le Christ. Pour le monde aujourd'hui, l'unique valeur est le bien -être, l'unique credo est de no croire, un nihilisme doctrinale.
Vous, nos frères laïques avez la responsabilité de nous aider comme prêtres à vivre notre première vocation, et de non soutenir des erreurs coupables. Ceux qui soutiennent à Malulu, avec tout respect, sont en erreur et je crois que ils ne savent pas comment fonctionne l'Église. L'Église est une oeuvre divine (Opus Dei). Nous devons être attentifs et écouter les enseignements du Pape François qui invite les Évêques et les prêtres à non faire de l'Église une ONG de piété, . Les prêtres ne sont pas de fonctionnaires de l'Eglise, sinon des médiateurs entre Dieu et les hommes, et nous ne sommes pas appelés à des ambitions politiques, mais nous sommes appelés à christianiser la politique et non à politiser le christianisme. Si nous les prêtres, ne savons plus ce qui nous revient à faire, nous commencerons à faire n'importe quoi, et du n'importe quoi vient n'importe quoi....Si aujourd'hui l'Église vit des crises graves c'est aussi à cause des ambitions du pouvoir. La course au pouvoir, dénoncée par Benoit XVI ( une des raisons de sa démission) au Vatican provient justement de la confusion entre le temporal y le spirituel.
Mr. l'Abbé Malulu a des capacités pour faire la politique? Oui...bien sûr. Est-ce qu'il est autorisé à faire la politique? Non.
Fraternellement....
Père Jean-Baptiste Bondele, SMM.
mercredi 10 juillet 2013
CAS MALUMALU : ABBÉ REBELLE OU POLITICIEN EN SOUTANE AU SERVICE DU MAL ?
Réunis en assemblée plénière du 24 au 28 juin à
Kinshasa, les évêques membres de la Conférence épiscopale nationale du Congo
(Cenco) ont démis l’abbé Malu-Malu de ses fonctions de directeur général de
l’Institut panafricain Cardinal Martino. La Cenco indique que cette décision
est consécutive à la désignation de ce prêtre comme président de la Commission
électorale nationale indépendante malgré la mise au point de la conférence
épiscopale du 13 mai dernier. Cette mise au point rappelait « les normes de l’Eglise catholique et la position commune de évêques
qui interdisent formellement aux ecclésiastiques dans notre pays de prendre
activement part aux partis politiques et associations à caractère politique
ainsi qu’à la direction des institutions étatiques, quel qu’en soit le niveau,
chargées d’organiser les élections dans notre pays ».
« En cohérence avec ces normes, indique la Cenco dans
un communiqué publié ce samedi 29 hajuin, les évêques réaffirment qu’ils n’ont
présenté aucun ecclésiastique à la Ceni ». Dans le même document, la Cenco indique également que l’abbé Malu-Malu «
qui a opté d’œuvrer au sein de la Ceni sera pris en charge par son évêque qui
appliquera à son endroit les sanctions canoniques qui s’imposent ». L’abbé
Malu-Malu est du diocèse de Butembo-Beni.
Considérant
que Mgr Monsengwo, évêque de son état, avait dirigé le Parlement de transition HCR-PT dans
les années 90 au Zaïre. Notre compatriote HUBERT cherchait des explications de conformité
de ce rôle avec la dernière décision ci-vant de la Cenco sur le cas Malu Malu !
Le compatriote Louis donne ci-dessous, des éléments de réponse à l’interrogation
de son frère aîné !
Cher frère aîné Hubert,
Dans votre message qui précède cette intervention, vous soulevez une
préoccupation de taille–– possibles contradiction, irrationalité et
incohérence dans le discours de la CENCO par rapport au cas de l’Abbé
Apollinaire MALUMALU à la CENI, comparé à celui de S.E. Mgr Laurent MONSENGWO à
la CNS et au HCR-PT ––, préoccupation à laquelle vous sollicitez
un éclairage approprié des membres du forum qui en savent quelque chose. Après
avoir enregistré l’unique réaction de notre frère EZABELE WA YASAK, ce chapitre
a été vite ignoré. Ainsi, à la suite de mon vieux EZAPOP, je voudrais revenir
sur le sujet, afin d’apporter ma modeste contribution au débat, à travers
quelques éléments de réponse complémentaires et selon ma propre compréhension
des questions posées, en essayant de revisiter brièvement l’histoire afin de la
confronter à la réalité actuelle.
Comme nous le savons tous, les « démocraties africaines »
tirent leur origine des grands bouleversements datant de l’année 1989 et ayant
entraîné des changements inattendus au niveau de la politique internationale.
Il s’agit, entre autres, du démantèlement du communisme soviétique, de la chute
du mur de Berlin, de la fin de règne ou de la chute du dictateur roumain
Nicolae CEAUSESCU, etc. Ces événements historiques de portée mondiale mirent un
terme à la guerre froide entre l’Est et l’Ouest, et ouvrirent la voie à une
demande accrue de plus de libertés humaines parmi les peuples du monde. À ce « vent
venu de l’Est » s’ajoute incontestablement le célèbre « Discours
de la BAULE » (France) du 20 juin 1990, une allocution prononcée par
M. François MITTERRAND à l’occasion de la séance solennelle de la 16ème
Conférence des Chefs d’État de France et d’Afrique. Le Président français
signifia clairement aux Chefs d’État africains « la nécessité d’une
plus large ouverture démocratique » au sein de leurs régimes. Cette
exigence conditionnait désormais toute « aide française au
développement » à l’Afrique.
Cette dynamique devait donc déterminer la nouvelle marche du continent
noir. Certains États s’activeront alors à l’organisation des « Conférences
Nationales » où leurs peuples se réunirent pour fixer les nouvelles
règles du jeu se rapportant au fonctionnement de leurs institutions. Les débats
tournèrent autour de la dislocation des anciens cadres de légitimité et de
représentation pour un nouveau « vivre ensemble ». Citons ces
pays africains, pour mémoire : Bénin (19–28 février 1990), Gabon (mars–avril
1990), Congo/Brazzaville (février–juin 1990), Niger (juillet–novembre 1991),
MALI (juillet–août 1991), Togo (juillet–août 1991), Zaïre/RDC (août
1991–décembre 1992), Tchad (janvier–avril 1993). Hormis les « Conférences
Nationales » gabonaise et tchadienne, toutes les autres se dirent « Souveraines »,
c’est-à-dire dont les décisions et résolutions seraient opposables à tous, y
compris aux Chefs d’État eux-mêmes. La suite est bien connue : quatre pays
seulement ont connu des succès ayant débouché sur des alternatives politiques
réelles (Bénin, Congo/Brazzaville, Mali & Niger).
Pour le cas spécifique de notre pays (le Zaïre d’alors), le
Président MOBUTU prit conscience de ces nouveaux enjeux mondiaux défavorables à
son pouvoir et surtout de la contestation et du mécontentement du peuple
zaïrois contre son régime. Ce qui le contraignit, un certain 14 janvier 1990, à
annoncer l’organisation imminente des « Consultations Populaires »
afin de «connaître la volonté du peuple concernant les institutions
politiques et la marche générale du pays ». Les résultats de ces
consultations furent sans appel : le peuple lui cria son ras-le-bol et lui
signifia son grand désir d’un changement démocratique radical et immédiat. Pour
sa part, la Conférence Épiscopale du Zaïre (CEZ), présidée alors par S.E. Mgr
Laurent MONSENGWO (Archevêque Métropolitain de Kisangani), rédigera un
retentissant mémorandum –devenu célèbre et historique– comme une
contribution particulière de l’Épiscopat zaïrois à cette demande du Chef de
l’État. Ce précieux document fut largement médiatisé au Zaïre même, en Afrique
et à travers le monde. Ce qui suscita l’ire du Maréchal Président et provoqua
une énième crise entre l’Église catholique et l’État (cf. Conférence Épiscopale
du Zaïre, Le mal est à la racine et non pas en surface : Mémorandum des
Évêques du Zaïre au Chef de l’État sur le fonctionnement des institutions
nationales et la situation générale du pays, Éditions du Secrétariat
Général de la CEZ, Kinshasa, 09 mars 1990, 6 pages). Les exigences du peuple
zaïrois, mêlées aux avis, considérations et recommandations de nos Évêques,
conduiront logiquement à la tenue d’une Conférence Nationale Souveraine(CNS)
qui n’aura malheureusement pas répondu correctement aux vraies attentes de la
population, en raison principalement du noyautage de ladite CNS par le cercle
au pouvoir et d’une classe politique toujours inconsciente et prompte à la
corruption.
Faisons remarquer qu’avant la tenue de ces assises (Conférences
Nationales Souveraines –– CNS), les peuples africains s’exprimèrent
largement afin que celles-ci soient dirigées ou présidées par des
ecclésiastiques (Évêques ou Pasteurs catholiques notamment) pour garantir
l’objectivité, la neutralité ou l’impartialité à ces différents forums.
Ce fut une volonté populaire manifeste dans tous les pays concernés. Ces cris
de détresse des peuples africains constituèrent une sorte de demande d’autorisation
adressée aux Conférences Épiscopales Nationales et au Saint-Siège afin
que l’Église de Dieu concède cet engagement à certains Prélats catholiques. En
guise de réaction, l’Église de Rome parut réticente au départ parce qu’ « il
est interdit aux clercs de remplir les charges publiques qui comportent une
participation à l’exercice du pouvoir civil » (cf. Canon 285, 3).
Ces mêmes dispositions ecclésiales soulignent encore que « les
clercs ne prendront pas une part active dans les partis politiques ni dans la
direction des associations syndicales à moins que, au jugement de l’autorité
ecclésiastique compétente, la défense des droits de l’Église ou la promotion du
bien commun ne le requièrent. Les clercs se limiteront à éclairer les
consciences des fidèles laïcs, les former à prendre leurs responsabilités afin
d’imprégner le monde d’esprit évangélique » (cf. Canon 287, 2).
Concrètement, la conduite des affaires strictement politiques ne relève pas de
la responsabilité des ecclésiastiques ni de leur noble vocation. Elle incombe
plutôt aux fidèles laïcs.
Cependant, face à une demande populaire trop pressante et à la
terrifiante réalité politique africaine de l’époque, caractérisée par des
dictatures féroces et tyranniques (arbitraire, prévarication, incurie, etc.),
le Saint-Siège finit par assouplir sa position en acceptant d'autoriser
officiellement certains Évêques à assumer provisoirement des charges politiques
pour le bien de leurs peuples et nations. Ce fut donc une exception à la règle.
Le Pape Jean-Paul II s’exprima en personne à ce sujet, en ces termes : « Cette
action temporelle exceptionnelle de la Hiérarchie de l’Église devait prendre
fin dès que possible... D’une manière générale, je forme le vœu que celui qui a
cru devoir accepter exceptionnellement, par esprit évangélique, une mission
temporaire d’ordre politique revienne sans tarder à sa mission propre, la
charge des âmes, pour laquelle il a reçu l’ordination. En effet, dans ce
domaine, il convient que le relais soit passé aux fidèles laïcs dès que
possible, selon ce que déclare le catéchisme de l’Église catholique : il
n’appartient pas aux Pasteurs de l’Église d’intervenir directement dans la
construction politique et dans l’organisation de la vie sociale »
(cf. Stéphane DUPONT, « Le Souverain Pontife prêche la démocratisation », in Jeune
Afrique Économie (JAE), n° 165, mars 1993, pp. 86 – 89.
Voilà pourquoi cinq des huit pays africains ayant organisé des « Conférences
Nationales » pendant cette période choisirent d’élire des Hommes de
Dieu au niveau de leurs présidences (Bénin, Gabon, Congo/Brazzaville, Togo
& Zaïre/RDC). Visiblement, cet accord du Vatican n'avait donc
pas concerné uniquement le Zaïre notre pays. Dans la suite, la
Hiérarchie catholique nationale, représentée à l’époque par la Conférence
Épiscopale du Zaïre (CEZ), confirma et adopta cette position officielle du
Saint-Siège à travers les directives du Vicaire du Christ, le Pape Jean-Paul
II. La CEZ déclara alors solennellement : « Au nom de la charité, à
la demande de leurs peuples et de leurs Conférences Épiscopales respectives, le
Saint-Siège a autorisé certains Évêques africains, dont S.E. Mgr Laurent
MONSENGWO, à jouer un rôle de premier plan dans les forums à caractère
politique ». (cf. Conférence Épiscopale du Zaïre, Complémentarité
des vocations et des missions au sein de l’Église pour le service de la Nation,
Éditions du Secrétariat Général de la CEZ, Kinshasa, 1994, p. 4). Dans cette
déclaration et à la suite logique du Saint-Siège, l’Épiscopat zaïrois n’a pas
manqué d'insister sur le caractère provisoire de cette fonction qui était
dépourvue des prérogatives strictement politiques. Pour la CEZ et pour son
Archevêque désigné à cette lourde responsabilité (S.E. Mgr Laurent MONSENGWO),
ce choix difficile qu’acceptait l’Église de Dieu symbolisait « un
service exceptionnel de charité en faveur du bien commun de la communauté
nationale, un engagement social et un service à la Nation » (cf.
Conférence Épiscopale du Zaïre, Le processus de démocratisation du
Zaïre, Éditions du Secrétariat Général de la CEZ, Kinshasa, 1996, pp. 40 –
51).
C’est donc de cette manière-là que les choses se sont déroulées. Ce qui
veut dire clairement que, pour être élu Président du Bureau de la Conférence
Nationale Souveraine (CNS) d’abord et du Haut Conseil de la
République/Parlement de Transition (HCR-PT) ensuite, S.E. Mgr Laurent
MONSENGWO avait obtenu au préalable l’autorisation expresse du Saint-Siège, la
communion et la bénédiction de tous ses frères dans l’Épiscopat au sein de la
CEZ et le soutien total de la majorité du peuple zaïrois. Le tout se passa donc
dans l’harmonie, la transparence et en parfaite conformité avec les directives
de l’Église catholique et du Saint-Siège.
Parlons maintenant de la Commission Électorale Nationale Indépendante
(CENI) où l’Abbé Apollinaire MALUMALU venait d’être reconduit en qualité de
Président du Bureau. Ici, vous vous demandez si les Évêques membres de la
Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) restent bien cohérents et
logiques avec eux-mêmes. Étant donné que, lors de leur 50ème Assemblée plénière
tenue à Kinshasa du 24 au 28 juin 2013, ils ont envisagé et/ou décidé des
sanctions contre l’Abbé Apollinaire MALUMALU, en le démettant de sa
fonction de Directeur Général de l’Institut Panafricain Cardinal MARTINO (IPCM)
et en proposant qu’il soit pris en charge par son Évêque diocésain qui devrait
appliquer à son endroit des sanctions canoniques qui s’imposent. Parce
que ce dernier aurait péché, en acceptant ses nouvelles attributions à la
présidence de la CENI. Alors que, selon vous, la même CENCO avait laissé, par
le passé, S.E. Mgr Laurent MONSENGWO présider librement la CNS et le HCR-PT qui
étaient aussi des institutions politiques. Une sorte de « deux poids
deux mesures » ! À ce propos, je vous concède le bénéfice du doute,
tout en estimant que les deux situations sont différentes.
Rappelons-nous que l’Abbé Apollinaire MALUMALU avait déjà occupé le
poste de Président de l’ancienne CEI qui avait organisé les élections de 2006
(provinciales, législatives et présidentielles). À ce moment-là, aucun problème
ne s’était posé au niveau de l’Église puisqu’il avait formellement reçu
l’autorisation de son Évêque diocésain et l’aval des autres Pasteurs membres de
la CENCO. D’où la question suivante. Pourquoi la situation paraît-elle si
compliquée et étrange aujourd’hui ? Disons qu’après avoir analysé tous
les problèmes, les ratés et les irrégularités constatés dans l’organisation du
premier processus électoral «démocratique » congolais, lesquels
problèmes ayant entraîné le départ de l’Abbé Apollinaire MALUMALU de la CEI, la
CENCO avait décidé de plus autoriser les ecclésiastiques (Évêques, Prêtres,
Religieux et Religieuses) à s’engager dans les institutions étatiques et
politiques ou à caractère politique (cf. Comité Permanent de la CENCO, Déclaration
sur le comportement des ecclésiastiques face aux échéances électorales en
République Démocratique du Congo, Secrétariat Général de la CENCO,
Kinshasa, 10 décembre 2010). C’est ce que la Hiérarchie de l’Église catholique
congolaise confirmera dans sa mise au point donnée le 13 mai dernier, via son
Secrétariat Général. Dans ce document, les Évêques ont tenu à « préciser
l’opinion tant nationale qu’internationale que la CENCO n’a pas présenté un
ecclésiastique pour être membre de la CENI » et
qu’ « un ecclésiastique qui s’engagera dans la CENI ira
manifestement à l’encontre des dispositions canoniques de l’Église catholique (cf.
Canons 287 ; 672 et 739) et de la position commune des Évêques de la
CENCO » (cf. Mise au point du Secrétariat Général de la
CENCO sur la présence des ecclésiastiques dans la nouvelle CENI, Kinshasa,
13 mai 2003).
En toute évidence, la position actuelle de la CENCO à l’égard de l’Abbé
Apollinaire MALUMALU semble justifiée par cet ensemble de directives que je
viens d’évoquer. Outre ces considérations, essayons encore de réfléchir sur les
interrogations suivantes. En acceptant de conduire la nouvelle CENI, l’Abbé
Apollinaire MALUMALU a-t-il réellement péché ? A-t-il violé les prescrits
canoniques et les directives de l’Église catholique et du Saint-Siège ? A-t-il
fait outrage à son ministère sacerdotal ? Est-il désormais à la porte de
l’Église ? Des questions difficiles à répondre avec certitude à mon niveau… Ce
que je puis simplement dire, c’est que des sources crédibles attestent que les
dispositions arrêtées par la CENCO ont été approuvées et entérinées par le
Saint-Siège qui a toujours défendu et justifié l’incompatibilité existant entre
la vocation ou la mission des ecclésiastiques et les charges étatiques ou
politiques, publiques ou viviles. Il se révèle ainsi qu’en acceptant de prêter
serment et de prendre ses nouvelles fonctions à la tête de la CENI, l’Abbé
Apollinaire MALUMALU n’aurait pas observé les règles édictées par la Hiérarchie
catholique. Cela me paraît à la fois inquiétant, dangereux et surtout
troublant, à la limite d’une rébellion préméditée en âme et conscience. Du
moins, c’est ce que je suppose, à la lumière des données à ma
disposition.
A-t-il, par contre, obtenu l’autorisation de son Évêque pour ce faire ?
Dans cette hypothèse, les choses seraient certainement discutables puisque la
situation se présenterait autrement. Malheureusement, je n’en sais
personnellement rien au stade actuel. Néanmoins, j’estime que cette éventualité
peut paraître plausible puisque l’Abbé Apollinaire MALUMALU n’est pas un fou.
Il est un homme intelligent et réfléchi. J’imagine donc qu’il ne peut « prendre
autant de risques sans se rassurer d’une couverture certaine ». Même
dans ce cas de figure, je me poserais toujours d’autres interrogations puisque
tous les Évêques de la CENCO –et du monde entier d’ailleurs– sont liés
par la fraternité, la communion et la collégialité épiscopales. C’est pourquoi
« la CENCO est l’Assemblée des Évêques de la République Démocratique
du Congo. Sa fonction est d’harmoniser la charge pastorale de l’Épiscopat
congolais conformément aux prescriptions du Décret ‘‘Christus Dominus’’ du
Concile Vatican II et selon les précisions apportées par les statuts de la
Conférence même »
Cette structuration organisationnelle sous-entend que chaque Évêque représente
la CENCO dans son Diocèse ou auprès de son Église particulière. En vue donc
d’une vision unifiée dans l’annonce de la Bonne Nouvelle de Dieu, la CENCO
définit la marche générale et les grandes orientations communes à tous les 47
Diocèses de la RDC qui constituent, ensemble, l’unique « Corps du
Christ » qu’est l’Église locale congolaise. Cette communion ecclésiale
se vit dans la solidarité épiscopale des Évêques congolais qui parlent toujours
d’une même et seule voix concernant toutes les questions engageant la CENCO
d’une manière officielle. Ceci entraîne que l’interdiction, faite aux
ecclésiastiques, de toute participation active aux institutions politiques,
étatiques et publiques, est bel et bien l’affaire de tous les Évêques de la
CENCO.
De cette manière, tout Prêtre séculier (un Abbé) doit obéissance
non seulement au Pape et à son Évêque diocésain, mais également à l’ensemble
des Évêques réunis (avec le sien) au sein du Collège épiscopal. De même, chaque
Prêtre régulier ou religieux (un Père) doit obéissance au Pape, à tous
les Évêques et à ses Supérieurs hiérarchiques (Religieux). Pareil pour les
Religieux et les Religieuses non appelés au sacerdoce ministériel qui est
consacré par le Sacrement de l’Ordre que reçoivent uniquement les Prêtres et
les Évêques au moment de leur Ordination. Quant à nous autres fidèles laïcs,
nous sommes aussi tenus au même devoir d’obéissance, de profond respect et de
fidélité envers l’Église hiérarchique : le Pape, les Évêques, les Prêtres, les
Religieux et les Religieuses. En retour, nos Pasteurs nous estiment, nous
apprécient et nous aiment paternellement (ou maternellement pour le cas des
Religieuses). Et, ensemble, nous constituons tous, ecclésiastiques et fidèles
laïcs, une véritable famille des enfants de Dieu, dans l’amour désintéressé, la
confiance réciproque et le respect mutuels. Comme on le constate,
l’obéissance demeure donc le socle ou l’une des valeurs fondamentales et sacrées
du catholicisme. C’est ainsi que fonctionne l’Église de Dieu : Sainte,
Catholique, Apostolique, Une et Universelle. Autrement dit, sans obéissance,
nous cessons d’être et de vivre en Église. Ce qui signifie que nous rompons
naturellement la communion avec Dieu, avec les Êtres célestes, avec l’Église,
avec les autres chrétiens, avec et entre nous-mêmes.
Au terme de cette analyse, des interrogations ultimes me viennent encore
à l’esprit. L’Abbé Apollinaire MALUMALU a-t-il raison ou tort d’avoir choisi d’œuvrer
de nouveau à la Commission Électorale Nationale Indépendante malgré
l’interdiction de la CENCO ? À travers leur prise de position commune dans leur
« Communiqué de Presse » du 20 juin dernier, les Évêques de la
CENCO sont-ils restés cohérents avec eux-mêmes ou ont-ils trahi leur engagement
chrétien, sacerdotal, épiscopal et pastoral ? À l’époque de la CNS et du
HCR-PT, la Conférence Épiscopale du Zaïre (CEZ) avait-elle aussi décrété les
mêmes mesures d’interdiction que S.E. Mgr Laurent MONSENGWO aurait outrepassées
ou transgressées ? La CEZ n’avait-elle pas, elle-même, plaidé officiellement la
cause de l’Archevêque Métropolitain de Kisangani auprès du Saint-Siège ? Cette
situation exceptionnelle du passé est-elle comparable aujourd’hui avec le deuxième
rendez-vous de l’Abbé Apollinaire MALUMALU à la CENI ? En dehors du Révérend
Pasteur Daniel NGOY MULUNDA et de Monsieur l'Abbé Apollinaire MALUMALU,
n'existe-t-il plus d'autres compétences congolaises capables de présider ou de
diriger la Commission Électorale Nationale Indépendante ? Aux autres frères et
sœurs de LISAGO de me compléter ou de me contredire positivement si possible.
Pour ma part, j’espère avoir répondu, au moins partiellement, à votre
préoccupation.
Saturations fraternelles
Louis BASINGA Bweng'aa Ngelessa
samedi 6 juillet 2013
«Joseph KABILA» : Un autocrate aux abois
Peut-on franchement consolider la cohésion en l’absence de solidarité et de justice sociale? Peut-on parler de cohésion nationale pendant que des segments de la société congolaise sont laissés au bord de la route et ne se sentent plus comme membres à part entière de la grande famille congolaise? Pour sauver la Nation en péril, il importe de commencer par le commencement en se posant une question : comment en est-on arrivé là? Seule une relecture de l’Histoire du pays, du 17 mai 1997 à ce jour, pourrait donner la réponse adéquate. Si les concertations convoquées par Joseph Kabila n’ont pas pour but la relecture de cette partie de l’Histoire commune, les forces politiques et sociales du pays rendront un éminent service à sa population meurtrie, en boycottant cette réunion pour éviter de donner dans un piège consistant à "légitimer" un autocrate aux abois.
La télévision nationale congolaise a annoncé ce jeudi 27 juin 2013, dans la soirée, la signature, par Joseph Kabila" d’une ordonnance portant organisation des "Concertations nationales" d’une durée de 15 jours, au strict maximum !
Ce forum réunirait, semble-t-il, toutes les couches socio-politiques de la Nation, bien que les Congolais de la diaspora n’ont pas été officiellement invités à y participer. Selon l’Agence Congolaise de Presse, il serait indiqué que les points qui seront débattus au cours de cette réunion, feront l’objet de discussion sans contrainte, ni intimidation quelconque.
Que veut réellement Joseph Kabila ? Quelle finalité assigne-t-il à cette rencontre après une gestion calamiteuse de son pouvoir, et s’être imposé, en dépit de sa débâcle électorale du 28 novembre 2011, comme Président de la République Démocratique du Congo.
L’idée d’organiser des "consultations" a été lancée par Joseph Kabila lors de son discours du 15 décembre 2012, des suites de la guerre au Nord-Kivu, et de l’occupation de la ville de Goma par les rebelles du M23. Ce qui est étonnant, c’est que Joseph Kabila, depuis qu’il est à la commande de l’Etat congolais, ne communique jamais avec "son" peuple pour connaitre les véritables aspirations de celui-ci.
Sous l’égide des Nations Unies, l’Union Africaine a fait signer à onze Etats africains un "Accord Cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour le Congo Kinshasa". C’était le 24 Février 2013. Le texte recommande aux autorités congolaises notamment de "promouvoir la réconciliation nationale".
Que peut donc signifier une "concertation" ou un «dialogue" ?
Selon la conception universellement admise, le mot "dialogue" met en présence deux interlocuteurs qui échangent dans le cadre d’un "entretien". Cela suppose que chaque personne ou chaque groupe de personnes, dispose d’un droit de parole et d’un contenu de ses déclarations, supposées différentes par rapport à son interlocuteur. Et le dialogue ne pourra être fructueux que dans le travail d’un chacun pour atteindre une synthèse acceptée par les deux antagonistes. Ce qui sous-entend qu’on se donne en amont, des critères pour se départager, en cas de divergences inconciliables ! De même, en aval, des critères bien définis doivent être retenus, pour dépasser le piège de l’influence de l’autorité organisatrice et maintenir le respect des principes de la démocratie, des valeurs fondatrices du progrès et du développement sociétal.
La "concertation" se définit comme l’action de "se concerter" ou de discuter. Cela veut dire, s’entendre pour agir de concert et/ou "se décider" après "réflexion". Ainsi, dans son discours précité, Joseph Kabila a dit que les "concertations" auxquelles il aspire, visent seulement à consolider la "cohésion nationale".
Or, le peuple congolais ne s’est jamais complètement reconnu en Joseph Kabila depuis son accession à la magistrature suprême. La situation s’est corsée après le hold-up électoral du 28 novembre 2011. Et, la "cohésion nationale" s’est davantage fissurée par le retour en force du tribalisme et du régionalisme. Sans omettre de nombreux crimes d’Etat. On peut citer l’assassinat de Floribert Chebeya, de Fidèle Bazana et d’Armand Tungulu. On pourrait citer également la détention et la persécution injustifiée d’Eugène Diomi Ndongala, de Fernando Kutinho, de Jacques Chalupa, d’Eddy Kapend.
Devant un tel sombre tableau, des concertations nationales vont parler de quoi ? Etant donné que le thème de "cohésion nationale" retenu par Joseph Kabila est totalement désintéressé de la véritable préoccupation des congolais, qui est, l’avènement d’un nouvel ordre politique, fondé essentiellement sur trois piliers : l’Etat de droit, le respect des droits de l’homme, et enfin, le progrès économique et social.
On ne le dira jamais assez que le système Kabila est caractérisé par un Etat policier, la résurgence du tribalisme, du népotisme, du régionalisme, de l’arbitraire. Inutile de parler de la corruption, de la gabegie, de la spoliation et de l’aliénation des biens d’autrui, du bradage du patrimoine national et in fine, d’une justice aux ordres.
Après considération de tous ces aléas, nous constatons qu’il y a déjà en sus, un faux départ, si l’on tient compte du fait que "l’acte convoquant les concertations nationales" confie la gestion du «présidium» au président de l’Assemblée nationale et du Sénat ! Et pourtant, il est connu que l’actuel président de l’Assemblée nationale, est le secrétaire exécutif de la Majorité présidentielle (MP), et membre influent du PPRD, tandis que par contre, Léon Kengo wa Dondo, président du Sénat, n’est qu’un opposant de façade. Il va sans dire que ces discussions inutiles sont "verrouillées".
La tenue de ces assises est également faussée, du fait que toutes les "propositions" qui s’exprimeront dans ce forum, ne seront entendues que comme de simples "recommandations politiques" adressées à Joseph Kabila.
A l’appui de l’élection d’Apollinaire Malu Malu à la tête de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et de la sortie remarquée du secrétaire général du PPRD, Evariste Boshab, pour le baptême de son controversé ouvrage, visent le projet de la révision de la Constitution (impossible actuellement par l’article 220 de la constitution), en poussant sa réalisation par voie de concertation en vue de renforcer une prétendue
«cohésion nationale».
Peut-on franchement consolider la cohésion en l’absence de solidarité et de justice sociale? Peut-on parler de cohésion nationale pendant que des segments de la société congolaise sont laissés au bord de la route et ne se sentent plus comme membres à part entière de la grande famille congolaise?
Pour sauver la Nation en péril, il importe de commencer par le commencement en se posant une question : comment en est-on arrivé là? Seule une relecture de l’Histoire du pays, du 17 mai 1997 à ce jour, pourrait donner la réponse adéquate.
Si les concertations convoquées par Joseph Kabila n’ont pas pour but la relecture de cette partie de l’Histoire commune, les forces politiques et sociales du pays rendront un éminent service à sa population meurtrie, en boycottant cette réunion pour éviter de donner dans un piège consistant à "légitimer" un autocrate aux abois. Ce boycott sera rythmé, comme les Congolais en ont le secret par cette leçon qu’un petit voleur congolais a tiré devant ses juges : « Voler n’est pas bon ! Voler n’est pas bon ! Tricher n’est pas bon ! Tricher n’est pas bon ! »
Bamba di Lelo
Docteur en Sciences Politiques de l’UCL
Analyste des questions politiques du Congo / jbadil@hotmail.be]
05/07/2013 11:34:00 kongoTimes!
mercredi 3 juillet 2013
Réaction du Professeur MBATA face au soporifique discours pseudo*scientifique de BOSHAB
LE PLAIDOYER D’Evariste BOSHAB POUR UNE ENIEME REVISION DE LA CONSTITUTION : SOPORIFIQUE DISCOURS PSEUDO-SCIENTIFIQUE POUR JUSTIFIER L’INJUSTIFIABLE ET FORFAITURE INTELLECTUELLE D’UN PROFESSEUR CONGOLAIS DE DROIT CONSTITUTIONNEL
Evariste BOSHAB, professeur ordinaire à la Faculté de droit de l’Université de Kinshasa (UNIKIN) et Secrétaire général du parti présidentiel, le Parti du peuple pour la reconstruction, la démocratie (PPRD), vient de publier un livre de 440 pages intitulé « Entre la révision constitutionnelle et l’inanition de la nation » sorti des éditions Larcier en Belgique. Il avait été baptisé à l’Hôtel du Fleuve, loin des milieux universitaires de Kinshasa, en date du 19 juin 2013. Je me suis efforcé d’acheter ce livre vendu à 100$US, de le lire et de le commenter pour vous ce livre.
TITRE RONFLANT QUI ENERVE ET TRAHIT LA NATION
Le mot « inanition » évoque la mort ou le dépérissement. Evariste BOSHAB menace et prédit que la Nation mourrait certainement par « inanition » si one ne révisait pas la Constitution et plus précisément si le président ne recevait pas un troisième mandat par « révision totale » de la Constitution ! Il oublie ce qui pourrait aussi se produire au cas où le peuple recourait à l’article 64 qui l’oblige à faire échec à tout celui qui prend le pouvoir et l’exerce en violation de la Constitution.
UN LIVRE REDIGE CONTRE LES REGLES DE L’ART ET MEPRISANT POUR SES COLLEGUES
La bibliographie du livre ne contient aucun des textes constitutionnels de la RDC, de la Belgique, de l’Espagne, de la Suisse ou de l’Autriche que son auteur cite ni aucun des titres de nombreux des thèses et écrits qu’il évoque comme ceux des professeurs KABANGE, VUNDUAWE, MAMPUYA, BAYONA, MBOYO, YUMA, ESAMBO, KAMUKUNY, et KALUBA alors que l’auteur se réfère à plusieurs sites internet. Aucune référence à BAYART ni à BENDA pourtant auteurs des livres et des expressions telles que « politique du ventre » et « trahison des clercs » que l’auteur cite également dans son livre.
FLAGRANTES CONTRADICTIONS ET HERESIES RELEVANT DE LA FRAUDE INTELLECTUELLE
Après avoir défendu la thèse suivant laquelle la loi no 74-020 du 15 août 1974 qui faisait du MPR l’institution unique du pays était une nouvelle constitution, le professeur BOSHAB qui se dit de l’«école sociologique» comme DJOLI, KAMUKUNYI, ESAMBO, et KALUBA épouse à présent l’idée d’une révision en prétendant faire un compromis avec les « positivistes » (KABANGE, VUNDUAWE et YUMA). Il fait également une confusion déroutante entre le « pouvoir constituant originaire » (le peuple) et le « pouvoir constituant dérivé » (élus du peuple) en suivant aveuglement LAVROFF dans son volte-face « au crépuscule de sa vie » comme si son ouvrage était aussi celui d’une personne arrivée au crépuscule de sa vie scientifique.
Evariste BOSHAB confond également « révision totale » et « révision partielle » de la Constitution après avoir admis au départ que la révision ne pouvait être que partielle sinon on changerait de constitution et non la constitution. A l’appui, il soutient que le passage de la Belgique de l’Etat unitaire à l’Etat fédéral s’est fait sur base d’une révision totale de la Constitution, ce qui lui vaut une correction du propre préfacier de son livre, le professeur Henri SIMONART qui conseille aux lecteurs de ne pas le suivre comme pour dire qu’il ignorerait le droit constitutionnel de la Belgique où il a pourtant fait ses études doctorales. Son principal argument est fondé sur l’article 192 de la Constitution suisse de 1999. L’auteur refuse cependant de mentionner son article 195 qui stipule que toute révision doit être acceptée par le peuple et les cantons, ce qui équivaut à un référendum. Sa lecture de la constitution suisse est littérale, superficielle, et non téléologique. Esprit malin et intelligent au service du status quo, il le fait à dessein pour fournir à la majorité un argument pseudo-scientifique aux fins d’une révision totale de la Constitution comme si celle de 2011 ne suffisait pas.
ARGUMENTS D’EVARISTE BOSHAB
L’auteur repartit arbitrairement les différents groupes qui préconisent la révision de la Constitution entre les « souverainistes », les « puristes », et les « contextualistes». L’auteur du Pouvoir et droits coutumiers à l’épreuve du temps (2007) qui veut faire feu de tout bois se donne une dizaine de pages pour administrer une foudroyante correction à la « théorie » de l’« intérisme » du « souverainiste » « Grand Frère » Professeur MBOYO EMPENGE, autant de pages pour régler des comptes avec la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et surtout avec le Cardinal MONSENGWO coupables de s’opposer au pouvoir en place et d’avoir rejeté comme non-conformes à la vérité des urnes les résultats des élections de novembre 2011, et presqu’autant pour « corriger » le « puriste » DJOLI qui avait osé critiquer la Constitution pour son manque d’identité. Evariste BOSHAB se considère lui-même comme un « contextualiste ». Les « contextualistes » seraient d’avis que la révision de la Constitution se situerait dans l’évolution et le mouvement du temps qui change. Il ignore, par exemple, que le temps n’a eu que peu d’impact sur la Constitution des Etats-Unis qui n’a été modifiée que 28 fois en plus de deux siècles et, plus près de nous en Afrique, sur la Constitution du Bénin adoptée après la Conférence nationaleet promulguée le 11 décembre 1990 qui n’a connu aucune révision depuis près de 23 ans.Le «contextualiste» ignore également le contexte régional et international qui privilégie l’Etat de droit démocratique. Il affirme par ailleurs que le constituant d’une génération ne saurait lier une autre sans dire combien de générations sont passées depuis la promulgation de la Constitution en 2006 et surtout depuis la dernière révision constitutionnelle en 2011.
Le « contextualisme » conduirait à l’enseignement d’un droit constitutionnel contextuel ou saisonnier, ce qui placerait nos étudiants dans une situation bien inconfortable où le droit, le vrai, le beau, et le juste dépendraient du temps ou des saisons et varieraient suivant les circonstances, au gré des vagues et des vents. Ceux qui voulaient se servir du livre comme une caution scientifique pour une énième violation de la Constitution doivent être bien déçus et devraient déchanter. Du pont de vue juridique, spécialement du droit constitutionnel, les arguments du « contextualiste » BOSHAB sont pauvres et intenables d’autant plus qu’ils relèveraient non pas du droit, mais la « politologie ».
LIVRE DE POLITOLOGIE ET NON DE DROIT CONSTITUTIONNEL
Le livre a été soutenu par la Cellule d’appui politologique pour l’Afrique et les Caraïbes (CAPAC) de l’Université de Liège, ce qui pourrait tant soit peu mitiger la sentence de la Faculté de Droit et de l’UNIKIN déjà coupables d’avoir produit de nombreux talents au service du pouvoir autoritaire dans notre pays. Le monde universitaire et les constitutionnalistes belges connaissent trop peu de cette cellule dirigée par Mr BOB KABAMBA KAZADI, chargé de cours au Département de science politique et bien connu pour ses accointances avec les milieux du pouvoir à Kinshasa. Evariste BOSHAB est l’un des collaborateurs de CAPAC tout comme Monsieur l’Abbé MALU MALU que l’on ne présente plus. Ce n’est pas un hasard si le baptême du livre est intervenu juste après l’investiture de ce dernier comme président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). L’Abbé MALU MALU pourrait avoir de sérieux problèmes à marquer son « coup » en organisant un référendum constitutionnel. En bon capitaine d’une équipe qui gagne souvent « hors-jeu », Evariste BOSHAB tire son coup franc indirect ou un corner dans la surface de réparation pour créer le cafouillage et permettre aux parlementaires de sa majorité de marquer le but fatidique qui serait une révision constitutionnelle.
IMPOSSIBLE REVISION CONSTITUTIONNELLE DES MATIERES A L’ARTICLE 220 DE LA CONSTITUTION
Le savant exercice du « contextualiste » et du « politologiste » consiste d’abord à banaliser les pouvoirs du constituant originaire en l’assimilant au pouvoir constituant dérivé, à fausser la théorie en prétextant que la révision peut être partielle ou totale, et à déverrouiller les matières contenues à l’article 220 en les mettant au même niveau que toutes autres matières constitutionnelles pour les rendre ensuite révisables par le Parlement où son parti et sa coalition détiennent la majorité des sièges. Pourtant, cet article 220 interdit toute révision touchant à la forme républicaine de l’Etat, au principe du suffrage universel, à la forme représentative du gouvernement, au nombre et à la durée des mandats présidentiels, à l’indépendance du pouvoir judiciaire, au pluralisme politique et individuel.
L’article 220 interdit également toute révision constitutionnelle ayant pour objet ou pour effet de réduire les droits et libertés de la personne ou les prérogatives des provinces et des entités territoriales décentralisées.
L’auteur réserve aux matières contenues dans les dispositions constitutionnelles intangibles qu’il qualifie maladroitement de « clauses d’éternité » le triste sort que seul Procuste savait réserver à ses victimes : il les tuait et elles mouraient toutes par « inanition » pour non-conformité à la longueur de son « lit », le « Lit de Procuste». Pourtant, les matières prévues à l’article 220 « ne peuvent faire l’objet d’aucune révision ». Au lieu de se contenter de révolter le peuple dont il annonce la mort par « inanition », l’auteur énerve aussi la science du droit et la constitution. D’autre part, aucune théorie, même pas celle dite de la « double révision » qui se fonderait sur l’idée que l’article 220 lui-même ne serait pas verrouillé ne saurait justifier une révision constitutionnelle de ces matières. Evariste BOSHAB ne le dit pas, mais tout le monde sait que tout ce qui préoccupe le plus le « politologiste » et dont il fait une question de vie ou de mort pour la Nation, ce n’est pas la révision de toutes les matières prévues à l’article 220, mais plutôt le nombre et la durée des mandats présidentiels, le compte à rebours ayant déjà commencé pour le second et dernier mandat présidentiel qui arrive irrémédiablement à son terme en 2016. Cette perspective met dans tous leurs états ceux dont la carrière politique dépend étroitement de la présence de Mr KABILA au pouvoir alors que lui-même n’aurait pas grand-chose à craindre pour son avenir, la Nation qui lui demande de respecter la Constitution lui ayant déjà fait la part belle en lui réservant un siège à vie au Sénat.
RESPONSABILITE DES INTELLECTUELS DANS LA CONSOLIDATION DE L’AUTORITARISME
Dans la conclusion de son livre, l’auteur évoque les difficultés qui bloquent le développement du droit constitutionnel et cite notamment l’instabilité de la norme constitutionnelle et la « trahison des clercs » se traduisant par l’auto-censure et le servilisme des intellectuels. Son livre qui préconise les révisions constitutionnelles tend malheureusement à nous ramener à l’instabilité constitutionnelle de l’ère mobutiste. Il ne constitue pas moins la preuve de ce que l’auteur fustige lui-même comme étant la « trahison des clercs» (BENDA) relevant de la « politique du ventre » (BAYART) et débouchant sur une certaine « défaite de la pensée » (FINKIELKRAUT). Il s’agit d’une démission de l’intellectuel, d’une déconfiture de la pensée de ceux que j’appelais naguère les « tambourinaires du pouvoir » et qui avaient été dénoncés par le romancier nigérian CHINUA ACHEBE. Dans The Anthrils of the Savannah (les termitières de la savane), ACHEBE estime que comme les termitières sont construites par de petits et nombreux « soldats », les dictateurs ne sont pas non plus nés, mais plutôt « faits » par les courtisans qui ne cessent de bourdonner à leurs oreilles et d’inventer des théories pour leur faire croire qu’ils seraient faits pour régner et régner pour toujours!
KWESI PRAH avertissait dès 1992 que les sciences sociales devaient prendre très au sérieux la question de savoir pourquoi certains brillants intellectuels africains finissent par se faire corrompre et devenir des lèche-bottes et des garçons de course des dirigeants autoritaires qu’ils vilipendaient. La « politique du ventre » pourrait expliquer un tel « servilisme » de ceux qui deviennent des « intellectuels organiques » du pouvoir autoritaire, pour emprunter l’expression de GRAMSCI, des agents du status quo ou des « chercheurs du gouvernement » selon les termes d’un jeune docteur en droit partageant les thèses d’Evariste BOSHAB qui participait à la conférence que j’avais tenue à l’UNIKIN en date du 26 juin 2006 sur « Mandats présidentiels et révisions constitutionnelles en Afrique ». Le professeur BASUE lui signifiait immédiatement que les « chercheurs du gouvernement » déjà nombreux parmi nous n’avaient pas leur place à l’université et feraient donc mieux de prester dans les « fermes » présidentielles ou les « hôtels » des fleuves. Ce livre d’Evariste BOSHAB est probablement celui qui l’aurait introduit par la grande porte dans le monde des constitutionnalistes. Il risque d’être malheureusement celui qui lui ferme aussi cette porte à cause de ce qu’il qualifie lui-même de « discours soporifique tendant à justifier l’injustifiable ». Il constitue un terrible gâchis intellectuel.
NON A LA REVISION DES MATIERES A L’ARTICLE 220
Aucun argument de droit constitutionnel ne permettant de réviser l’article 220 de la Constitution, le président ne devrait pas écouter les vendeurs d’illusions scientifiques et politiques. Toute révision constitutionnelle touchant aux matières prescrites par cet article serait une violation intentionnelle et flagrante de la Constitution punissable de haute trahison. L’on peut parier que la Nation refusera de mourir par « inanition » et s’y opposera énergiquement en recourant à l’article 64 qui l’oblige à faire échec à tout gouvernement inconstitutionnel. La communauté internationale n’est pas non plus disposée à cautionner un tel « coup d’Etat » après s’être tue à la suite des élections calamiteuses de novembre 2011. Pour le Président de la RDC comme pour ses collègues du Congo, du Burundi et du Rwanda qui sont également dans leur second et dernier mandat, le cas de Mamadou TANJA qui avait cru se donner un troisième mandat au Niger au motif qu’il n’avait pas achevé ses chantiers de modernisation devait servir de leçon. Au lieu de passer leur temps à fabriquer des arguments pseudo-scientifiques pour amener les présidents à violer les constitutions en se cramponnant au pouvoir, les thuriféraires et tambourinaires du pouvoir devraient plutôt aider ces hommes qui étaient déjà mal entrés dans l’histoire politique de leurs pays à se réconcilier avec leurs peuples en se retirant dignement à la fin de leurs mandats. L’histoire nous apprend qu’aucun mobutiste n’avait suivi Mobutu dans sa chute. Ils étaient les premiers à le renier et à le vilipender en le présentant comme un vilain dictateur. Les courtisans de régimes actuels seront les premiers à bruler demain ceux qu’ils adorent ou encensent aujourd’hui et à sabler du champagne une fois qu’ils ne seront plus au pouvoir. Le jugement de l’histoire est impitoyable et personnel.
Les chefs d’Etat devraient cesser d’écouter et écarter de leurs entourages tous ceux qui les empêcheraient d’inscrire leurs noms en grands caractères dans l’Histoire. Tout mandat a une fin. Il faut quitter le pouvoir avant que le pouvoir ne vous quitte. Comme l’écrivait Victor HUGO, gloires, honneurs, fortunes militaires, toutes les choses de la terre ne sont sur nous posées que comme l’oiseau sur nos toits. Les dirigeants tels que FW de KLERK et Thabo MBEKI en Afrique du Sud, Quett MASIRE et Festus MOGAE au Botswana, Abdou DIOUF et Abdoulaye WADE au Sénégal, Alpha Oumar KONARE et Amadou Toumani TOURE au Mali, Olesegun OBASANJO au Nigeria, Joaquim CHISSANO au Mozambique, Daniel ARAP MOI au Kenya, Pierre BUYOYA au Burundi, Kenneth KAUNDA et Rupiah BANDA en Zambie, Jerry RAWLINGS et John KUFUOR au Ghana, Ali Hassan MWINYI et Benjamin MKAPA en Tanzanie, Nicéphore SOGLO et Mathieu KEREKOU au Bénin, nous apprennent qu’il ne sert à rien de s’éterniser au pouvoir par des coups d’Etat, des fraudes électorales ou des révisions constitutionnelles et qu’il existe bien une vie après la présidence en Afrique. Cette vie après la présidence peut même être plus belle et plus longue comme le témoigne la vie de Nelson MANDELA qui ne s’était contenté d’un seul mandat en Afrique du Sud. Comme ses collègues, le Président Joseph KABILA a tout intérêt à ne pas violer la Constitution pour se donner un troisième mandat. Après 15 ans au pouvoir, il devrait se retirer en 2016 pour devenir sénateur à vie. Il peut préparer sa succession et se donner un dauphin comme le Secrétaire général du PPRD qui deviendrait alors le candidat à la présidence pour le compte de la majorité actuelle. Tel est le vrai combat que devait mener Evariste BOSHAB. Au lieu de se perdre dans des gesticulations scientifiques inutiles, il devrait plaider pour sa propre chapelle et solliciter le soutien du président pour lui succéder. Le reste ne serait que du vent car il n’y aura pas de révision constitutionnelle du nombre de mandats présidentiels ni même pas de référendum constitutionnel. L’«inanition » risque cependant d’avoir lieu, non pas l’«inanition » de la Nation comme celle annoncée par Evariste BOSHAB, mais plutôt celle des courtisans. Joseph KABILA n’était pas né pour eux tout comme il ne se privera pas d’entrer dans l’Histoire à cause d’eux car le contraire serait suicidaire.
André MBATA B MANGU
Professeur de Droit Public
Professeur des Université
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